Tu as tourné le dos au
midi
et relâché tes attaches
pour partir en quête du
monde
idéal dont tu rêvais.
Aux confins de la mer
le couchant étalait
sa flamboyante parure
de feu
que tu portes gravée dans ton âme.
Tu as pris le train le bateau
tu as dû souvent marcher
à pied.
Tu aurais pu périr noyé
mourir de faim et de
fatigue
tomber sous les coups
du sort.
Mais les méandres de ton
périple
t’ont amené dans ce
paysage
étranger où tu souffres
loin de tes racines
dépourvu de liens
affectifs
avec les gens et les
choses.
Ton âme fut bercée
par les rumeurs d’une
autre mer
qui s’agite loin
d’ici
les montagnes de ton
pays
ne sont jamais coiffées
de neige
et les levers du soleil
de ton enfance qui
t’illuminent
encore le cœur
jamais tu ne les
retrouveras
dans le ciel de cette
terre.
Tu as bu dans les
ruisseaux
à quatre pattes comme
une bête
mais tu n’as pas vu ton
visage
éreinté ni ton regard
absent de voyageur du
désert
les miroirs sans tain
aussi profonds que
flous
ne savent rien de ton
âge
Repose-toi sur le
rivage
et écoute le vent
ton compagnon
d’aventure
marcher sur l’eau en
murmurant
mais n’oublie pas la
litanie
des nuages pleurant
sur les cascades
ils viendront bientôt
ensevelir
ton regard dans un
linceul de brume.
J. L. Miranda
Gratitude .
RépondreSupprimerBonjour, fatima. Merci de votre commentaire.
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