L’hydre barbare
Des nuages rouges s’étirent dans le ciel. C’est l’été. Le temps est doux et la pluie ne menace pas. Le danger est ailleurs, chez des humains devenus barbares, aimant la souffrance et la mort. Pauvres pantins manipulés !
Oui, l’hydre qui a frappé Nice reparaît en Normandie. On n’est pas plus en sécurité dans une église que sur un trottoir ou dans son lit. On n’est à l’abri nulle part. Mais, ne cédons pas à la panique, ne laissons pas s’installer parmi nous un climat de suspicion envers l'autre. Ouvrons l’œil tout en nous efforçant de vivre normalement.
Les terroristes ne s’embarrassent plus avec des questions de logistique. Un camion à Nice, un simple couteau à Rouvray. Ce nouveau mode opératoire laisse les forces de sécurité désemparées. Elles ne peuvent pas être partout à la fois, elles risquent, de ce fait, d’arriver souvent quand le mal est déjà fait.
Vu la nouvelle stratégie terroriste, il faudra bien que les RG infiltrent les milieux islamistes et fassent remonter le plus possible d'information à temps, de façon à ce que les autorités soient à même d’intervenir en amont. A la guerre comme à la guerre !
En attendant, je compatis à la douleur des proches du père Jacques Hamel, victime d’une mort atroce. Un homme de foi, digne et respecté, exerçant son sacerdoce au-delà de l’âge de la retraite. Si le paradis existe, il devrait y monter tout droit.
Entre-temps, le discours électoraliste de l’opposition est consternant. Ses leaders ne pensent qu’à l’élection présidentielle, laissant entendre que, s’ils étaient aux commandes, les terroristes seraient vite fait bottés hors de France. Mais, pour le moment, à ma connaissance, on n’a pas encore suggéré l’installation de lance-roquettes en haut des clochers.
Laissons-les clabauder à leur aise. Si demain ils reviennent aux affaires, croyez-vous que la douce France retrouvera la paix, la prospérité et le bonheur de vivre du jour au lendemain ? Ouvrez le catalogue de leurs promesses non tenues depuis trente ans, vous y trouverez aisément la réponse.
J. L. Miranda
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire