Ce jour-là, César est pressé, il va retrouver sa maîtresse sur la côte. Il roule vite sur une route de campagne, au milieu des champs
de colza. Soudain, il aperçoit une personne habillé d’une tunique rouge, qui
recouvre son corps des pieds à la tête.
Il se
rapproche rapidement, ralentit sa vitesse, mais l’individu reste impassible au milieu du bitume. Il fait des appels de phares, actionne son klaxon à plusieurs reprises, mais l'étrange personnage ne bouge pas d’un pouce.
Alors, César
n’a pas d’autre solution que d’écraser la pédale de frein. La voiture dérape dans un crissement aigu, s’arrête à un
mètre environ de l'individu. "Il doit être dérangé, le type, qu'il se dit". Il sort de sa voiture et l’engueule
rudement.
– Tu es cinglé ou quoi ?
– Je suis l'ange du désir. Carpe diem. La vie est brève, profite de chaque instant du temps qui te reste.
César le regarde avec dédain, secouant la tête.
– Mais, ça tourne pas rond dans ta tête, hein ? Tu ne vois pas que j'ai failli t'écraser ?
Il remonte
dans son véhicule et reprend sa route. Un peu plus loin, il distingue une personne portant une burqa noire, elle se tient plantée au beau milieu de la chaussée.
Il a beau
l’avertir du danger par tous moyens à sa disposition, la personne reste
indifférente. César écrase de nouveau la pédale de frein, puis il sort de la voiture et interpelle l’homme en noir.
– Qu’est-ce
que vous foutez au milieu de la route ? Vous cherchez à vous faire tuer ou quoi ?
– Je suis l'ange de la mort, ton heure approche.
Excédé, César rétorqua hors de lui.
– Que le diable t'emporte, sale terroriste ! J'aurais dû t'écraser, ce n'aurait pas été une grosse perte!
Il reprit le volant, l'air contrarié, et démarra en trombe. Quelques bornes plus
loin, il entrevoit un individu, cette fois habillé en bleu ciel, les bras en croix.
Il n'y a pas deux trois, je me disais bien que j'allais encore tomber sur un autre, pense César. J'ai le ciel aux trousses.
Il n'y a pas deux trois, je me disais bien que j'allais encore tomber sur un autre, pense César. J'ai le ciel aux trousses.
Il procède comme pour les deux précédents, actionnant les phares et le klaxon. Peine perdue ! L'ange reste immobile comme une statue. César essaie de l'éviter, mais il se replace sur la trajectoire du véhicule.
César est à bout, il s'emporte, il hurle sortant de la voiture.
– Qu'est-ce que tu veux encore, petit morveux ? Tu vas m'emmerder longtemps?
– Je suis ton ange gardien, idiot ! Tire-toi de là, ta caisse va exploser !
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