Le Lybrido, tel est le nom du produit miracle, soulève des questions graves avant même d’être commercialisé. Le résultat des essais cliniques serait si concluant que la Food and Drugs Administration, l’équivalent américain de l’ANSM, agence française du médicament, redouterait des conséquences sociales néfastes. C’est que le Lybrido serait trop efficace, une espèce de passeport pour une vie sexuelle exubérante.
En clair, l’utilisation de Lybrido augmenterait de façon exponentielle l’infidélité des femmes, avec le risque de "cocufication" massive des mâles, et, à terme, la mise à mal de la monogamie prônée par les religions monothéistes et régie par la loi dans la civilisation occidentale.
À ce propos, que dit Daniel Bergner, journaliste au New York Times, dans son dernier livre «Que veulent les femmes ? » Selon lui, l’objet du désir de ces dernières ne serait pas une montre Cartier ou une rencontre avec le prince charmant, mais le sexe, encore du sexe et toujours du sexe. Il s’appuie sur les résultats de recherches scientifiques, suivant lesquels, quand on caresse le clitoris des rates, elles en redemandent, et il en serait de même avec les guenons.
On constate une fois de plus que tout est bon pour réussir un coup médiatique. Mettre en parallèle la sexualité des rates et des guenons avec celle plus complexe, ô combien !, des filles d’Ève, est un pas que seuls osent franchir ceux qui font la promotion de leur personne et de la marchandise qu’ils cherchent à vendre.
Quoi qu’il en soit, n’ayez pas peur du Lybrido, Mesdames. S’il peut fondre la glace de votre cœur pour y faire jaillir un volcan, c’est votre vie qui se trouvera élargie aux frontières de la jouissance amoureuse.
Il n’empêche que, à mon sens, l’Amour est et restera toujours le meilleur aphrodisiaque. On confond souvent l’amour et le sexe, comme si c´était du pareil au même. Cet amalgame est de tous les temps. Je l’ai souvent trouvé sous la plume virile de l’intellectuel cynique, probablement déçu par la médiocrité de sa vie sentimentale.
Ils ignorent peut-être que pour aimer il faut du cœur, je veux dire une aptitude, une vocation. C’est une affaire d’hormones, prétendent-ils. La croyance au bonheur de l’amour serait l’apanage des femmes. Et moi, que je suis un homme, je leur réponds sans détour. S’ils ne parlent que de sexe, c’est qu’ils n’ont jamais connu autre chose, ou bien qu’ils craignent que l’on remette en cause l’éternelle suprématie du pénis sur la vulve.
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