samedi 8 avril 2017

Femme de rêve

                    Je savais que tu existais quelque part
dans l’univers
sous une mauvaise étoile
je savais que les chemins
de la terre me conduiraient auprès de toi

Je te cherchais d’été en printemps
j’interrogeais les étoiles
et les lignes de la main

Je te voyais en rêve
je t’appelais et chaque
fois je te retrouvais dans mon cœur

Tu étais la source pure
qui étanchait ma soif en été
l’odeur des fruits mûrs dont ma vie est parfumée

Je pensais à tes lèvres
à tes seins gorgés de sève
et le parfum de ta chair coulait dans mes veines

Tu étais la quiétude après l’orage
le charme des jours de pluie
le port d’abri
le rivage
l’aurore au bout de la nuit

Quand le silence me parlait de toi
je t’appelais espoir de ma peine
douceur de mes larmes
tu étais l’infini chantant dans mes veines
à toi seule
je rendrais les armes

Puisque tu es là à présent
je veux que tu saches
que je n’ai pas de palais féeriques pour t’éblouir

Je suis fils bâtard de la fortune
mère des fantaisies royales
je puis juste nouer des vers avec du clair de lune
et te les offrir comme un collier de perles rares.

Liberto Borges



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